[Titre]

Le stade de foot est le seul endroit en France où l'on puisse crier sa fierté d'être français, où l'on peut hurler à plein poumons la Marseillaise, où l'on peut brandir un étendard tricolore sans crainte d'être hué, où l' on encourage à outrance l'esprit de compétition et d'élitisme, où l'on accepte la toute puissance d'un patron, où le salaire exorbitant d'une miniminorité rikiki paraît naturel, parce que vous comprenez, elle le mérite et il faut amortir les longues années d'étude.
Je pourrais vous parler longuement d'identité nationale comme le font à peu près 90% des blogueurs et politiciens de toute sorte par les temps qui courent...Mais non seulement j'accuserais un certain retard par rapport aux derniers évènements, et puisque l'on me reproche mon manque latent originalité je ne puis me contenter de reparler de ce que vos oreilles ont déjà accoustiqué des billions de fois: l'esprit d'honneur si réputé 100% pur France souillé par une trace de main, les algériens qui brûlent des bateaux, mais où est passé Cyrano, mort aux Viêts et autres joyeusetés...Ou encore plus original, mort aux minarets, la suisse aux clochers et les moutons seront bien gardés, poil au nez.
La soudaine prise de conscience que notre identité nationale c'est frite, dirait un belge, montre bien que l'homme s'aperçoit enfin qu'il est voué à une quête incessante, une quête pour la trouver, cette maudite raison de vivre, qui, finalement, n'est peut être pas que le match OM- PSG de samedi prochain ou le nouvel épisode de Poubelle la vie. Même si l'on peut aimer les épisodes du Panier et être un fervent olympien, et un grand philosophe en même temps ( Mais le jour où vous croisez quelqu'un comme ça, on s'appelle et on se fait une pouf.) L'homme est donc conduit errer indéfiniment dans les sombres couloirs de la vie (c'est quand même vachement beau ce que je dis, parfois.) à la recherche d'une petite loupiotte tandis qu'aux tréfonds de son âme rôde le voile noir de l'angoisse du lendemain...
Sans tomber dans un pessimisme qui ne serait du reste pas très sincère, j'ai envie de vous confier qu'au moment où j'écris ces lignes et imagine un instant l'avenir, un délicieux frisson me fait vibrer l'échine.
Imaginez..
Les 110 chefs d' Etat rassemblés à Copenhague tués dans un énorme attentat, ce qui déclenche punsch, guerres civiles et coups d' Etat un peu partout dans le monde, des massacres où extrême droite et extrême gauche s'entretuent, des massacres où chachas et tradis s'entretuent, tandis que revoilà la sous- préfète, la peste et le choléra s' abbattent avec ravages sur le monde, la terre tremble, Chouillette a la grippe H1/N1, Al Quaïda a le prix Nobel de la Paix et Amélie Nothomb celui de littérature.
La chair d'ampoule (de sainte Ampoule, bien sûr) qui me parcoure me donne à penser que j'ai de sérieux penchants sadiques, à aimer imaginer ainsi souffrance et désolation. Mais la race humaine aime ça, la race humaine aime la psychose, c'est bien connu. et, chose étonnante, les mouvements qui se veulent rassurants et contre- psychotiques produisent une surenchère de panique. réchauffement climatique, pas réchauffement climatique, crise, mais non, mais si, vaccin, mais t'es fou, mais si, merde...
Mes amis, 2012 n'est pas loin. Poil aux mains.

# Enviado el domingo 13 de diciembre de 2009 04:04

Modificado el domingo 13 de diciembre de 2009 12:43

Elle attend que le monde change, elle attend que changent les gens, elle attend que ce monde étrange se perde et que tournent les vents...

Elle attend que le monde change, elle attend que changent les gens, elle attend que ce monde étrange se perde et que tournent les vents...
Suite à un prise de conscience soudaine face au conflit qui tend à scinder en deux l' Europe occidentale, au conflit entre deux forces géantes - américanisation et antiaméricanisation, je me suis permis de prendre cette liberté: aller chercher partout, c'est à dire sur cette mine d'or qu'est internet, de plus amples informations quant à cette fascination mélée de répulsion, cet amour dégoûté, ce désir envieux et dédaigneux, paradoxe des paradoxes, qu'exercent sur nous les States. Car foin de toute considération clichetesque, foin de la vile moquerie ignorante, foin des restos chinois, foin et trois fois botte de foin des hammams arabisants et des pâtisseries arméniennes.

Laissons place à de douces images: d' immenses plaines texaines où poussent, du fond des entrailles de la terre, de juvéniles tubercules de Big Mac, qui une fois mûrs iront rassasier la terre entière.
Dans la ferme voisine, un petit bambin de 95 kgs aux jolies formes flasques, qui n'est pas sans nous rappeler une obscure thèse pré darwinienne comme quoi l'homme descendrait du boeuf... Bref, disais- je, un charmant petit bambin trait quotidiennement son troupeau de plus de trois millions de têtes: moutons rouges pour le Coca, noir pour le Light, rose pour le Cherry Coc', bleu pour le Red- Boules de taureau etc.


Au loin se profilent les tours de la ville, sur un fond de couleurs vives témoignant des activités débordantes de celles- ci: gris foncé, gris souris, gris pâle, grisaille, gri- bouillage, gri- gri et Gryffondor.
Lorsqu'on baisse les yeux, on aperçoit une ravissante ménagère aux cheveux couleur de bigoudis qui est l'illustration parfaite du concept de Michel Faucheux: "Dis moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es" , et je pourrai dire avec quasi- certitude que cette créature ne se nourrit que dans le restaurant de Mr Donald. Cette dame babille donc avec une vigueur certaine et une douceur toute relative, du genre: " Oh fuck your stupid mother the bitch, go & kiss my fucking ass!" ( En américain dans le texte) avec un jeune homme dont l'humeur est aussi sombre que le teint.


Faut - il savoir s'arrêter dans sa fièvre de délires? C'est mon humble avis. Laissez- moi cependant vous faire partager ces petites perles américonnes. Et prix Nobel ou pas, je trouve que leurs lois déchirent tout!


San Fransisco: Il est illégal de nettoyer sa voiture avec des sous- vêtements féminins usagés.

Il est interdit de conduire les yeux bandés et de mettre du sel sur les chemins de fer sous peine de mort.

Dans le chapitre 14 du code pénal, il est illégal de rentrer en contact avec des extras- terrestres.

11 000 américains par an sont hospitalisés pour avoir tenté des positions sexuelles originales.

Californie: il est interdit de monter un piège à souris si l'on ne possède pas de permis de chasse.

Kansas: Interdit de lancer un couteau sur les personnes qui portent un t shirt à rayures.

Washington: Interdit pour une femme de faire plus de trois pas en arrière en dansant.

Massachusetts: Il est interdit d'avoir un gorille sur le siège arrière de la voiture.

Alabama: Il est illégal de jouer aux dominos le dimanche.

Arizona: il est illégal de chasser un chameau.



" Coca- cola, wonderbra, we all livin' in America, America is wunderbar."

# Enviado el martes 10 de noviembre de 2009 11:29

Modificado el sábado 14 de noviembre de 2009 11:25

Nos vies seraient un bal.

Nos vies seraient un bal.


" Un coup de fouet claque dans mon sang, les embruns mouillent mon visage et je leur ris au nez, mes cheveux s'emmêlent, cinglent violemment ma peau rosie par le Mistral; la Bonne re veille, - haut, sur les marins de Marseille. Le pastis coule dans mes veines, l'orgueil de mon sud tant aimé me submerge, l'accent se blottit au fond de mon coeur tant que je dois montrer ce côté chic et bourgeois qui va bientôt voler en éclats pour laisser place à la descendante des marins provencaux, des navigateurs des eaux claires, à un quelconque pirate qui écumera les calanques en chantant, qui partira en bohémien, les cheveux blonds en brosse et en bataille, un poignard entre les dents, en haut du mât, au hunier. Un parfum de sable chaud et de savon de Marseille poivrera les couches supérieures de mon épiderme grillé par l'éclat du soleil. Je suivrai les routes au hasard, au gré des vents, au gré de ma boussole que j'aurais préalablement cabose et dont j'aurais tordue l' aiguille. Solitaire, libertine libre comme l'air, ...
Un vent de folie soufflera sur ma vie. "




Passe ton bac d'abord, m'a répondu Papa.

# Enviado el lunes 02 de noviembre de 2009 12:48

[Dieu soit en location]

[Dieu soit en location]
La tête baissée, les poings serrés, je fonce droit devant moi, tentant de ne pas grelotter. Mais malgré moi, je lève les yeux et aperçoit la lune rousse; mon coeur explose soudain et je tombe à genoux, avec un sourire radieux destiné aux pâles étoiles qui ont perdu leur éclat de l'été et se retrouvent maintenant avec le même bronzage qu'une blonde en Octobre, et c'est dire. Le froid nocturne m'arrache un frisson, le vent un deuxième, le bonheur qui m'enivre, un troisième. Le visage offert à la nuit, je contemple les silhouettes des arbres dénudés et me prend une immense feuille rousse dans les cheveux. Loin à présent des tourments apocalyptiques de l'existencialisme, j'ai pris ce soir là la ferme décision d'envoyer au diable tout ce qui, de près ou de loin, pouvait causer des soucis. ( J'ai rajouté la proposition pour les myopes et les astigmates, soyez m'en reconnaissants. Pour les aveugles, je suis en train de chercher un transpositeur en braille sur Internet mais je n'ai pas encore trouvé.)
Au diable
donc la raison, au diable tout ce qu'il y a de sensé et raisonnable dans le rôle que l'on nous donne à jouer, au diable les maths, au diable les pleurs et les grincements de dents, c'est le cas de le dire.
Di
tes moi...Quoi de plus jouissif que de voir les sourires fleurir comme les pâquerettes dans le jardin et l'acné sur les visages juvéniles, au printemps? Quoi de plus jouissif que de boire, de se saouler à l'amour de vivre ou à l'amour tout court...
Foin des bassesses humaines; foin de la glauque morbidité qui nous encarcane ( Coin coin), foin de la tristesse et de peur continuelle, du stress qu'une société de déprimés et de dépravés nous impose.
Ce soir-là, j'ai décidé de passer définitivement de l'autre côté de la barrière, un sourire aux cheveux, une fleur entre les yeux, les pieds sur l'orgue et d'un pas ferme, une main devant l'autre.

# Enviado el domingo 18 de octubre de 2009 05:49

L'héroïsme, c'est la meilleure façon de devenir célèbre quand on a pas de talent.

 L'héroïsme, c'est la meilleure façon de devenir célèbre quand on a pas de talent.
En vous baladant un peu sur ces pages, vous trouverez des articles certes bien différents les uns des autres...
Et vous pourrez aisément observer l'évolution de son auteur, en bien ou en mal, c'est ce que je suis en train de me demander...
A l'âge de douze ans, je rêvais d'en avoir quinze. Quinze ans, l'âge du Prince Eric, de Baudoin, de plus d'appareil dentaire, des lentilles, d'être CP, l'âge de la jeunesse Signe de Piste, l'âge d'or pour l'héroïsme et l'épanouissement au service d'une quelconque brillante cause, l'âge de passer à tous les stands à Aqua City.
Evidemment, il n'en fut rien, je ne fus pas Eric, je ne fis pas d'action grandiloquente, je ne retrouvais pas de trésor enfoui ni ne capturais aucune bande de dangereux malfaiteurs qui auraient fait se pâmer les jeunes hommes, si tant est que les jeunes hommes dignes de se nom se pâmassent. ( Applaudissez moi, j'ai quand même le mérite d'avoir réussi à caler un imparfait du subjonctif dans mon petit textuscule! Et non, aucune idée derrière la tête quand j'écris ce dernier mot.)
A quinze ans, il m'arrivait d'y songer entre deux tags royalistes lorsque ma pensée cotonneuse et adolescente arriver à surgir d'un brouillard de métal et de rébellion anti- tout. A quinze ans, je faisais des projets de vie, je dressais les plans de mon futur bonheur: je serai premier ministre et concertiste et mère de 8 enfants. Premier ministre du Sri Lanka, pour un peu d'exotisme, ou même maître du Monde, tiens, pourquoi pas!
A quinze ans, je me disais que l'âge d'or, c'était sûrement dix sept ans, l'âge où l'indépendance nouvellement acquise par le relâchement de l'autorité parentale ( Et oui! Plus de fessées et du vin à table!) permet la liberté totale, mon frère.
Dix sept ans, le début d'une vie étudiante, les soirées qui se rajoutent aux soirées, c'est bien chouette, mais une certaine lassitude nous gagne rapidement devant ces jeunes qui commencent déjà à avoir une âme de vieillard - dont "Dieu puisse- t - il avoir pitié", rappellerais-je...- , se trémoussant de plus en plus vulgairement, et qui, une fois le dos des parents tournés, abandonnent le rock et passent à la techno et à l'électro qui entraînent irrémédiablement une attitude de pute pour les filles et un taux de chope absolument effarant: soyons francs!
Les années passent encore...
Et puis soudain, on vit un grand amour, on rentre dans le supérieur, on joue sa vie, on a des concours, des prestations où nous sommes l'unique prestataire, l'unique concertiste ou orateur ou présentateur ou que sais-je, on s'aperçoit que si l'on se retourne, on voit quoi?
Sa jeunesse. Son adolescence. Son innocence. Sa pureté.
Alors, on se dit qu'il est peut-être encore temps, qu'on a peut être pas encore tout crâmé, on se met à travailler pour la première fois, on écoute BFM et radio classique d'avantage que NRJ et Fun, et on aime ça. On regrette d'avoir l'esprit si mal tourné, on regrette son langage ordurier, on regrette de ne pas avoir été l'adolescent pur et lumineux que nous rêvions d'être, gamin, on regrette de tout connaître si tôt dans la vie, on regrette déjà nos erreurs, on regrette l'enfant que nous étions, si sûr de ses valeurs même si celles- ci étaient encore si naïves et demandaient de l'évolution...
Quelqu'un qui écrit Vive le Roy sur tous les murs ne vaut- il pas plus que celui qui ne va pas voter parce qu'il est occupé à quoi que ce soit d'une autre importance pour lui?
Et pourtant, lequel est jugé gamin...


Puissions- nous retrouver une âme d'enfant.

zik

# Enviado el martes 01 de septiembre de 2009 05:45

Modificado el martes 01 de septiembre de 2009 06:57