"C'est dans la difficulté que les lâches et les faibles vont tomber. C'est dans la difficulté que les Forts ne failliront pas, et resteront debout, jusqu'à la fin du Monde."
Tout d'abord, le TEXTE INTEGRAL de Benoit XVI sur le préservatif !
Parmi beaucoup de maux qui tourmentent l'Afrique, il y en en particulier celui
de la diffusion du Sida. La position de l'Église catholique sur la manière de
lutter contre lui, est souvent considérée pas réaliste et pas efficace.
Affronterez-vous ce thème pendant le voyage ?
« Je dirais le contraire. Je pense que la réalité la plus efficace, la plus
présente et la plus forte dans la bataille contre le Sida est vraiment l'Église
catholique avec ses structures, ses mouvements et communautés. Je pense à
Sant'Egidio qui fait tant dans la lutte contre le Sida, aux 'camilliani', aux
soeurs qui se consacrent aux malades. On ne peut pas surmonter le problème du
Sida seulement avec l'argent, qui aussi est nécessaire, s'il n'y a pas une âme
qui sait appliquer une aide. Et on ne peut pas surmonter ce drame avec la
distribution de préservatifs, qui au contraire augmentent le problème. La
solution peut être double, une humanisation de la sexualité et une vraie amitié
envers les personnes souffrantes, la disponibilité, même avec des sacrifices
personnels, à être avec les souffrants. Ceci est notre double force : rénover
l'homme intérieurement, lui donner la force spirituelle et humaine pour avoir un
comportement juste et en même temps la capacité de souffrir avec les souffrants
dans les situations d'épreuve. Cela me semble la juste réponse que l'Église
donne, une contribution importante ».
Avant d' être pape:
Le second livre d'entretiens du Cardinal Ratzinger avec Peter Seewald a été
publié en français en 2000 sous le titre "Voici quel est notre Dieu"
(ed Flammarion/ Le Cerf).
Il y aborde sans aucune ambiguïté ni aucune fausse pudeur la question "délicate"
(pas pour lui!) du magistère de l'Eglise sur, disons la morale sexuelle.
Question: (...) On reproche à l' Église, avec sa politique rigoureuse de
l'interdiction de la contraception, de provoquer dans certaines parties du tiers
monde de graves problèmes et même une vraie misère.
- C'est un parfait non-sens... La misère est provoquée par l'effondrement
de la morale ; qui auparavant ordonnait la vie dans les sociétés tribales et
dans les communautés chrétiennes, ce qui excluait la grande misère que nous
voyons aujourd'hui. Réduire la parole de l'Église à l'interdiction de la
contraception est une grossière bêtise, qui repose sur une conception du monde
totalement renversée, comme je le montrerai plus loin.
L'Église enseigne donc avant tout la sainteté et la fidélité dans le mariage.
C'est sa vraie voix. Et là où cette voix est entendue, les enfants ont un lieu
où vivre, où ils apprennent l'amour et le renoncement, la discipline d'une vie
correcte même au milieu de la pauvreté. Lorsque la famille fonctionne comme un
lieu de la,fidélité, la patience et le respect mutuels, conditions pour une
planification familiale naturelle et efficace, ne manqueront pas. La misère ne
vient pas des grandes familles, mais du fait qu'on engendre des enfants de
manière irresponsable et indisciplinée ; des enfants qui ne connaissent pas leur
père, et souvent pas leur mère, et qui sont dans la rue et doivent endurer la
vraie misère d'un monde psychologiquement détruit. Par ailleurs, nous savons
tous que, de nos jours en Afrique, l'extension vertigineuse du sida présente
depuis longtemps le danger inverse : ce n'est pas l'explosion démographique qui
nous guette, mais l'extinction de tribus entières et la désertification des
paysages.
...
La misère n'est pas produite par ceux qui éduquent les hommes à la fidélité et à
l'amour, au respect de la vie et au renoncement, mais par ceux qui nous
détournent de la morale et qui ont une conception purement mécanique de l'homme
: le préservatif leur semble plus efficace que la morale, mais si l'on croit
qu'on peut remplacer la dignité morale de l'homme par les préservatifs, en vue
de rendre la liberté de l'homme non dangereuse, alors on a déjà fondamentalement
déshonoré l'homme et on produit exactement ce qu'on dit vouloir éviter : une
société égoïste où chacun veut vivre sa vie sans assumer aucune responsabilité.
La misère a son origine dans la démoralisation de la société, et non dans sa
moralisation : et la propagande du préservatif est un élément essentiel de cette
démoralisation, expression d'une orientation vers le mépris de l'homme, qui
n'augure rien de bon."
Tout d'abord, le TEXTE INTEGRAL de Benoit XVI sur le préservatif !
Parmi beaucoup de maux qui tourmentent l'Afrique, il y en en particulier celui
de la diffusion du Sida. La position de l'Église catholique sur la manière de
lutter contre lui, est souvent considérée pas réaliste et pas efficace.
Affronterez-vous ce thème pendant le voyage ?
« Je dirais le contraire. Je pense que la réalité la plus efficace, la plus
présente et la plus forte dans la bataille contre le Sida est vraiment l'Église
catholique avec ses structures, ses mouvements et communautés. Je pense à
Sant'Egidio qui fait tant dans la lutte contre le Sida, aux 'camilliani', aux
soeurs qui se consacrent aux malades. On ne peut pas surmonter le problème du
Sida seulement avec l'argent, qui aussi est nécessaire, s'il n'y a pas une âme
qui sait appliquer une aide. Et on ne peut pas surmonter ce drame avec la
distribution de préservatifs, qui au contraire augmentent le problème. La
solution peut être double, une humanisation de la sexualité et une vraie amitié
envers les personnes souffrantes, la disponibilité, même avec des sacrifices
personnels, à être avec les souffrants. Ceci est notre double force : rénover
l'homme intérieurement, lui donner la force spirituelle et humaine pour avoir un
comportement juste et en même temps la capacité de souffrir avec les souffrants
dans les situations d'épreuve. Cela me semble la juste réponse que l'Église
donne, une contribution importante ».
Avant d' être pape:
Le second livre d'entretiens du Cardinal Ratzinger avec Peter Seewald a été
publié en français en 2000 sous le titre "Voici quel est notre Dieu"
(ed Flammarion/ Le Cerf).
Il y aborde sans aucune ambiguïté ni aucune fausse pudeur la question "délicate"
(pas pour lui!) du magistère de l'Eglise sur, disons la morale sexuelle.
Question: (...) On reproche à l' Église, avec sa politique rigoureuse de
l'interdiction de la contraception, de provoquer dans certaines parties du tiers
monde de graves problèmes et même une vraie misère.
- C'est un parfait non-sens... La misère est provoquée par l'effondrement
de la morale ; qui auparavant ordonnait la vie dans les sociétés tribales et
dans les communautés chrétiennes, ce qui excluait la grande misère que nous
voyons aujourd'hui. Réduire la parole de l'Église à l'interdiction de la
contraception est une grossière bêtise, qui repose sur une conception du monde
totalement renversée, comme je le montrerai plus loin.
L'Église enseigne donc avant tout la sainteté et la fidélité dans le mariage.
C'est sa vraie voix. Et là où cette voix est entendue, les enfants ont un lieu
où vivre, où ils apprennent l'amour et le renoncement, la discipline d'une vie
correcte même au milieu de la pauvreté. Lorsque la famille fonctionne comme un
lieu de la,fidélité, la patience et le respect mutuels, conditions pour une
planification familiale naturelle et efficace, ne manqueront pas. La misère ne
vient pas des grandes familles, mais du fait qu'on engendre des enfants de
manière irresponsable et indisciplinée ; des enfants qui ne connaissent pas leur
père, et souvent pas leur mère, et qui sont dans la rue et doivent endurer la
vraie misère d'un monde psychologiquement détruit. Par ailleurs, nous savons
tous que, de nos jours en Afrique, l'extension vertigineuse du sida présente
depuis longtemps le danger inverse : ce n'est pas l'explosion démographique qui
nous guette, mais l'extinction de tribus entières et la désertification des
paysages.
...
La misère n'est pas produite par ceux qui éduquent les hommes à la fidélité et à
l'amour, au respect de la vie et au renoncement, mais par ceux qui nous
détournent de la morale et qui ont une conception purement mécanique de l'homme
: le préservatif leur semble plus efficace que la morale, mais si l'on croit
qu'on peut remplacer la dignité morale de l'homme par les préservatifs, en vue
de rendre la liberté de l'homme non dangereuse, alors on a déjà fondamentalement
déshonoré l'homme et on produit exactement ce qu'on dit vouloir éviter : une
société égoïste où chacun veut vivre sa vie sans assumer aucune responsabilité.
La misère a son origine dans la démoralisation de la société, et non dans sa
moralisation : et la propagande du préservatif est un élément essentiel de cette
démoralisation, expression d'une orientation vers le mépris de l'homme, qui
n'augure rien de bon."


